Skip to content
We are sorry but the page you are looking for is not available in the language you have selected, please go to the corresponding homepage
  1. Home

La situation mondiale des transferts monétaires en 2020 – Chapitre 8 : concilier les transferts monétaires et la protection sociale

PRINCIPALES CONCLUSIONS

Travailler avec, à travers et à côté des systèmes de protection sociale est essentiel pour renforcer le lien entre l’humanitaire et le développement. Depuis 2017, l’action des humanitaires dans ce domaine s’est développée, y compris avant le choc.

Une protection sociale solide est une condition préalable pour combattre les vecteurs de la pauvreté avant les crises, mieux répondre aux crises récurrentes, créer des solutions à long terme et soutenir ceux qui sont dans le besoin pendant les crises. Les transferts monétaires devraient viser à compléter les systèmes de protection sociale solides lorsqu’ils existent et à contribuer à leur renforcement lorsqu’ils sont faibles ou à un stade précoce.

Il n’existe pas de solution unique pour lier les transferts monétaires et la protection sociale. Il faut envisager des compromis entre l’efficacité, l’efficience, la redevabilité et la durabilité. La meilleure approche dépendra du contexte, des systèmes existants et du calendrier.

L’établissement de liens ne sera pas toujours approprié et les systèmes de protection sociale ne répondront peut-être pas à tous les besoins. Dans la plupart des contextes, à court ou moyen terme, la programmation humanitaire devra combler les lacunes.

Dans certains contextes, il peut être plus approprié pour les humanitaires de travailler indépendamment des systèmes gouvernementaux.

Les processus de liaison sont actuellement menés principalement par les acteurs humanitaires internationaux, en particulier les Nations unies, le mouvement de la croix rouge et du croissant rouge (MCRCR) et les donateurs, ce qui reflète un défi plus large de renforcement de l’appropriation par les gouvernements et les autres acteurs locaux.

Les acteurs humanitaires ne sont pas tous bien placés pour s’engager auprès des systèmes de protection sociale et la mise en relation est susceptible d’être menée par un petit nombre d’entre eux. D’autres auront un rôle essentiel à jouer en se concentrant sur les lacunes en matière de couverture et d’approches inclusives, notamment pour les populations marginalisées, y compris les réfugiés et les migrants.

ACTIONS PRIORITAIRES

  • Les acteurs humanitaires et sociaux devraient commencer par se concentrer sur les résultats pour les personnes touchées lorsqu’ils examinent s’il convient de lier les transferts monétaires à la protection sociale, comment, où et quand.
  • Les acteurs humanitaires et de la protection sociale doivent s’appuyer sur des données probantes et les recueillir afin de mieux comprendre les différentes options permettant de relier, d’utiliser ou de développer des systèmes qui soutiennent les transferts monétaires et la protection sociale.
  • Les acteurs humanitaires et de la protection sociale devraient assurer une meilleure coordination dans l’analyse des options de réponse, la préparation, le partage des outils et la répartition des rôles entre ceux qui travaillent dans la protection sociale et la gestion des risques de catastrophe, y compris les parties prenantes nationales, les agences de développement et les agences humanitaires.
  • Les donateurs devraient élaborer et financer des cadres  de financement à plus long terme qui encouragent la coopération et la coordination entre les acteurs de l’aide humanitaire et du développement, ainsi qu’une plus grande souplesse de programmation.